La Chambre pénale de la Cour d’Alger s’apprête à examiner demain une importante affaire de corruption impliquant l’ancien ministre délégué chargé des micro-entreprises, Nassim Diafat. Cette affaire, qui concerne également plusieurs membres de sa famille et d’autres accusés, est liée à des malversations présumées au sein de la société Alrim et diverses activités commerciales familiales.
Les détails de l’affaire judiciaire
La Cour a précédemment ordonné une enquête complémentaire dans cette affaire, nécessitant la désignation d’un expert pour une expertise judiciaire. Cette décision fait suite à l’appel des accusés contre les jugements prononcés par le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed.
Les condamnations précédentes
Le tribunal avait initialement condamné Nassim Diafat à 5 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars. Son frère, Abdelmalek Diafat, a reçu une peine de deux ans de prison ferme et 500 000 dinars d’amende. Les autres condamnations concernent notamment un ancien directeur d’Alrim, condamné à 3 ans de prison et un million de dinars d’amende.
Les chefs d’accusation
Les accusés font face à plusieurs charges selon la loi anti-corruption, notamment :
– Détournement délibéré de fonds publics
– Attribution d’avantages injustifiés lors de la conclusion de contrats
– Abus de fonction
– Blanchiment d’argent
Impact sur l’actualité nationale
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la corruption, alors que d’autres affaires importantes sont en cours, comme la récente saisie de cocaïne à Oran et les mesures économiques concernant le soutien financier aux produits de base.

