Les consultations nationales sur le cinéma en Algérie se sont poursuivies pour une deuxième journée ce lundi. Placées sous le haut patronage du président Abdelmadjid Tebboune, ces assises visent à réformer et restructurer l’industrie cinématographique algérienne pour en faire un pilier du développement culturel et économique du pays.
Reprise des ateliers thématiques
La deuxième journée a vu la reprise des travaux au sein de plusieurs ateliers thématiques. L’atelier « Éthique, relations professionnelles et formation dans le secteur du cinéma », présidé par Fouad Terifi avec l’assistance du Dr Leila Benaïcha, s’est penché sur la mise en place d’un cadre professionnel clair et transparent. Les participants ont discuté de solutions pour instaurer un environnement de travail décent préservant les droits de toutes les parties prenantes.
Un autre atelier, intitulé « Numérisation, technologie et préservation du patrimoine cinématographique », était dirigé par Selim Aggar avec l’aide de Hakim Abdelfettah. Il visait à accélérer la numérisation des archives cinématographiques algériennes pour assurer leur préservation et leur accessibilité. Les discussions ont porté sur la modernisation des outils technologiques utilisés dans la production, la post-production et l’archivage numérique.
Vers une réforme en profondeur du cinéma algérien
Ces consultations s’inscrivent dans le cadre des réformes initiées par les plus hautes autorités du pays dans le domaine de l’industrie cinématographique. L’objectif est d’en faire l’un des piliers fondamentaux du développement culturel et économique de l’Algérie. Le président Abdelmadjid Tebboune a d’ailleurs récemment souligné que « la cinématographie algérienne a débuté grâce à une volonté révolutionnaire », rappelant ainsi l’importance historique du 7ème art dans le pays.
Dans cette optique de réforme, la loi de finances 2025 prévoit une nouvelle dynamique pour l’industrie cinématographique grâce à des mesures fiscales innovantes. Ces dispositions visent à stimuler la production nationale et à attirer les investissements dans le secteur.
Un secteur en pleine mutation
Le cinéma algérien connaît actuellement une période de transformation importante. Si certaines productions suscitent l’enthousiasme, d’autres font l’objet de controverses, comme en témoignent les récents appels à boycotter la dernière œuvre cinématographique de Jamel Debbouze. Ces débats illustrent la vitalité et les défis du secteur cinématographique algérien.
Dans ce contexte de renouveau, le président Tebboune a réaffirmé la souveraineté et l’indépendance de l’Algérie, déclarant que « l’Algérie se suffit de l’amour de Dieu et de ses enfants ». Cette déclaration souligne la volonté du pays de développer son industrie cinématographique de manière autonome, tout en restant ouvert aux collaborations internationales.

