Le tribunal de Cheraga a examiné ce jeudi le cas d’un imam âgé de 78 ans, poursuivi pour exploitation d’une installation sans autorisation. L’homme est accusé d’avoir créé un atelier de réparation de moteurs de bateaux et de navires de pêche dans le garage de sa maison à Zeralda, sans avoir obtenu les autorisations nécessaires des autorités compétentes.
Une activité non autorisée découverte par la gendarmerie
Les services de la Gendarmerie nationale de Zeralda ont transféré l’imam accusé après l’avoir surpris en train d’exercer une activité de mécanique sans autorisation dans l’atelier de sa maison, qu’il avait dédié à la réparation des moteurs de bateaux et de navires de pêche. Cette infraction est considérée comme un délit punissable par la loi et constitue la deuxième affaire impliquant cet accusé devant le tribunal de Cheraga.
La défense de l’imam
L’accusé a révélé qu’il est expert en réparation de moteurs de bateaux et qu’il est actuellement retraité. Il affirme que ses voisins et proches font appel à lui pour réparer leurs moteurs de bateaux, un service qu’il rend volontiers. Il nie en avoir fait une activité commerciale, soulignant qu’il le fait uniquement pour occuper son temps libre.
La position du procureur
Le procureur de la République a requis une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 dinars. Son avocat a souligné que son client utilise simplement le garage de sa maison pour partager son expertise dans la réparation des moteurs de bateaux de pêche et de navires, mentionnant même que les garde-côtes ont souvent fait appel à ses services pour réparer leurs navires.
Une expertise reconnue malgré l’absence d’autorisation
Selon sa défense, l’imam a souvent été sollicité par la police des côtes pour réparer leurs embarcations, démontrant ainsi son expertise dans le domaine. L’avocat a plaidé l’incompréhension face aux poursuites répétées pour des charges similaires et a demandé l’acquittement de son client.

