Économie | Une annonce capitale vient de secouer les relations entre l’Algérie et l’Union européenne. Le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré que l’accord d’association Algérie-UE sera révisé à partir de 2025, marquant un tournant majeur dans la politique économique du pays.
Un accord controversé enfin sur le point d’être modifié
Signé en 2005 sous la présidence de Bouteflika, l’accord actuel est largement considéré comme défavorable à l’Algérie. Tebboune explique :
« L’accord avec l’Union européenne a été conclu à une époque où l’Algérie était bien différente de celle d’aujourd’hui. A l’époque, la contribution de l’industrie au revenu national ne dépassait guère 3% et nous importions des produits agricoles sans en exporter. »
Les ambitions de Tebboune pour la nouvelle ère
Le président algérien vise haut pour cette révision :
- Augmenter significativement les exportations algériennes vers l’UE
- Promouvoir les produits manufacturés localement
- Rééquilibrer la balance commerciale avec l’Europe
« La donne a changé, l’Algérie produisant et exportant désormais une grande variété de produits manufacturés, électroménagers et autres », souligne Tebboune.
Une approche diplomatique et conciliante
Malgré l’importance des enjeux, Tebboune insiste sur une approche pacifique :
« Nous entretenons des relations normales avec les États, y compris la France. […] Nous souhaitons le faire dans un esprit amical sans entrer en conflit. »
Cette posture pourrait faciliter les négociations à venir.
Les implications pour l’économie algérienne
La révision de l’accord pourrait avoir des conséquences majeures :
- Boost pour l’industrie locale
- Diversification des exportations
- Renforcement de la position de l’Algérie sur la scène internationale
En conclusion, l’année 2025 s’annonce comme un tournant décisif pour l’économie algérienne. La révision de l’accord d’association avec l’UE pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de croissance et d’indépendance économique pour le pays. Les observateurs suivront de près les négociations à venir, qui façonneront l’avenir des relations euro-algériennes pour les décennies à venir.

