Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche algérien, Youcef Cherfa, a annoncé une initiative majeure pour relancer la production nationale d’aliments pour poissons à partir de 2025. Cette décision vise à soutenir le développement de l’aquaculture en Algérie, réduire la dépendance aux importations et contribuer à la sécurité alimentaire du pays.
Une réunion cruciale pour l’avenir de l’aquaculture algérienne
Le ministre Youcef Cherfa a présidé une réunion de travail importante lundi, rassemblant des opérateurs économiques spécialisés dans la production d’aliments pour poissons. Cette rencontre, à laquelle ont également assisté des cadres du secteur aux niveaux central et local, avait pour objectif d’examiner les ressources disponibles et d’évaluer les besoins nationaux en aliments pour le développement de l’aquaculture.
La réunion s’inscrit dans le cadre plus large de l’élaboration d’une feuille de route pour le développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture en Algérie. Elle a permis de passer en revue le potentiel du tissu économique spécialisé dans la fabrication d’aliments pour poissons, ainsi que sa capacité productive actuelle.
Objectifs ambitieux pour 2025
Le ministre a souligné l’importance stratégique de la filière aquacole pour l’Algérie, notamment en termes de sécurité alimentaire. Il a annoncé que dès 2025, le pays entamera la relance de la production nationale d’aliments pour poissons. Cette initiative vise deux objectifs principaux :
- Répondre à la demande croissante du secteur aquacole
- Réduire la dépendance aux importations
Mesures concrètes pour soutenir la relance
La réunion a également permis aux opérateurs économiques d’exprimer leurs préoccupations. Parmi les points abordés figuraient :
- La remise en marche des usines d’aliments pour poissons actuellement à l’arrêt
- L’accompagnement des opérateurs souhaitant obtenir des assiettes foncières pour leurs projets
En réponse à ces demandes, une série de décisions ont été prises pour lever les obstacles au développement du secteur. Notamment, l’Office national des aliments du bétail (ONAB) a décidé d’investir dans le créneau des aliments pour poissons, marquant ainsi un engagement fort de l’État dans cette relance.
Perspectives pour l’aquaculture algérienne
Le ministre Cherfa a insisté sur la nécessité de relancer les projets aquacoles de manière « intensive ». Cette approche s’inscrit dans une vision plus large visant à diversifier l’économie algérienne et à renforcer sa sécurité alimentaire. La relance de la production nationale d’aliments pour poissons est vue comme un élément clé pour soutenir la croissance du secteur aquacole, tant dans les eaux marines que continentales.
Cette initiative devrait non seulement stimuler la production locale de poissons, mais aussi créer des emplois et réduire la dépendance du pays aux importations dans ce domaine stratégique. Les années à venir seront cruciales pour la mise en œuvre de ces projets et leur impact sur le développement de l’aquaculture en Algérie.

