Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a prononcé dimanche 29 décembre 2024 un discours important devant le Parlement réuni au Palais des Nations à Alger. Dans cette allocution marquant le début de son second mandat, il a dressé un bilan des réformes engagées et esquissé ses priorités pour l’avenir de l’Algérie, abordant l’économie, le logement, la lutte contre la corruption et le dialogue national.
Un nouveau modèle économique prometteur
Tebboune a mis en avant les progrès réalisés grâce au nouveau modèle économique adopté, centré sur la diversification et l’entrepreneuriat. Il a affirmé que « tous les indicateurs économiques et financiers de l’Algérie sont au vert », soulignant que ce modèle basé sur la diversification et la libération des initiatives est sur la bonne voie.
Le président a notamment évoqué la nouvelle loi sur l’investissement, présentée comme un levier stratégique pour stimuler la croissance. Avec 10 500 projets d’investissement en cours, cette loi transforme le paysage économique algérien à travers la mise en place de zones économiques spécialisées, l’encouragement de l’investissement privé et la facilitation des procédures administratives.
Le logement, une priorité nationale
La question du logement reste une priorité stratégique pour l’État. Tebboune a insisté sur l’importance de garantir un toit à chaque Algérien, en éliminant définitivement l’habitat précaire. Il a affirmé que l’Algérie est désormais autonome en matière de production de matériaux de construction, déclarant : « Le logement n’est plus un fardeau pour l’État ».
La lutte contre la corruption se poursuit
Le président a réaffirmé que la lutte contre la corruption demeure un combat de longue haleine que l’État poursuivra avec détermination. Il a évoqué la réforme de la justice, menée pour restaurer la confiance des citoyens, qui se poursuivra en s’appuyant sur la séparation du pouvoir politique et économique et des réformes judiciaires visant à renforcer la transparence.
Vers un dialogue national inclusif
Tebboune a appelé au renforcement du front interne à travers un dialogue politique « profond et inclusif ». Ce dialogue vise à se pencher sur des questions internes mais également sur les enjeux géopolitiques qui se posent à l’Algérie. Le président a également annoncé la révision des lois relatives aux collectivités locales pour renforcer la gouvernance et la démocratie.
Des engagements pour l’avenir
Parmi les autres points abordés, Tebboune a évoqué l’exploitation du fer de Gara Djebilet dès 2026, l’objectif d’autonomie en blé, et le soutien indéfectible de l’Algérie à la Palestine et au Sahara occidental. Il a également mentionné l’excédent d’électricité qui permettra des exportations.
Ce discours présidentiel intervient dans un contexte régional et international complexe. Comme le rapporte L’Actu Algérie, les relations diplomatiques de l’Algérie sont au cœur de l’actualité, notamment avec la récente rencontre entre le président et le ministre des Affaires Étrangères du Cameroun.
Sur le plan économique, l’Algérie se prépare activement aux défis à venir. Un dispositif inédit pour l’importation de viandes a été mis en place en prévision du Ramadan, illustrant la volonté du gouvernement de répondre aux besoins de la population.
Le président a également évoqué les ambitions internationales de l’Algérie. Dans le cadre de la révision de l’accord d’association avec l’UE, l’Algérie aspire à dépasser son rôle de simple fournisseur de pétrole et de gaz pour devenir un partenaire économique à part entière.
Enfin, sur le plan sportif, l’Algérie suit de près les préparatifs de la CAN 2025 au Maroc, un événement majeur pour le football africain qui pourrait avoir des répercussions sur les relations régionales.
À travers ce discours, Abdelmadjid Tebboune a voulu réaffirmer sa vision pour une Algérie moderne, stable et prospère. Son engagement est clair : l’État algérien œuvre pour le développement économique, la stabilité sociale, et la consolidation des fondements d’une démocratie authentique.

