En direct | Une tragique nouvelle vient d’être confirmée par le ministère suisse des Affaires étrangères. Une ressortissante suisse a été assassinée le 11 octobre 2024 à Djanet, ville située dans le sud-est de l’Algérie. L’information, révélée ce mardi 22 octobre, a été confirmée par le gouvernement suisse auprès du Figaro.
Les circonstances du drame, relatées par des témoins sur place, sont particulièrement violentes. D’après les témoignages recueillis par le Figaro, la victime se trouvait attablée à la terrasse d’un café lorsqu’elle a été attaquée. Son agresseur lui aurait tranché la gorge avec une arme blanche. Les témoins présents sur les lieux sont parvenus à intercepter le suspect alors qu’il tentait de prendre la fuite.
La situation sécuritaire en Algérie a considérablement évolué ces dernières décennies. Selon des sources sécuritaires algériennes citées par le Figaro, « il ne resterait à l’heure actuelle qu’une centaine de membres du terrorisme islamiste dans le maquis algérien, contre 37 000 en 1992 ».
L’organisation Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) a subi un coup décisif en décembre 2020, lorsqu’un raid de l’armée algérienne a neutralisé son état-major itinérant. Quant à l’État Islamique, bien qu’ayant déclaré une « province » en Algérie en 2014 suite à l’allégeance du groupe Jund al-Khilafah, l’organisation n’a jamais réussi à contrôler de territoire dans le pays.
Les autorités algériennes qualifient aujourd’hui le terrorisme sur leur territoire de « résiduel ». Cette classification intervient dix ans après l’assassinat d’Hervé Gourdel par le groupe Jund al-Khilafah, un événement qui avait marqué l’actualité internationale.
Pour l’heure, les autorités algériennes n’ont pas confirmé si le suspect appréhendé appartenait à une organisation terroriste particulière.

