La ville d’Oran accueille une nouvelle station de dessalement d’eau de mer d’envergure, inaugurée ce jeudi 20 février par le président Abdelmadjid Tebboune. Située à Cap Blanc, cette infrastructure majeure dispose d’une capacité de traitement de 300 000 m³ d’eau par jour et pourra desservir jusqu’à 3 millions d’habitants de la région.
Une infrastructure stratégique pour l’approvisionnement en eau d’Oran
La nouvelle station de dessalement implantée à Cap Blanc représente un investissement crucial pour la deuxième plus grande ville d’Algérie. Le projet, achevé en 26 mois, s’inscrit dans un programme national ambitieux visant à renforcer les capacités de production d’eau potable du pays face aux défis climatiques.
Un programme national d’envergure pour sécuriser les ressources en eau
Cette installation fait partie d’un programme d’urgence comprenant cinq stations de dessalement, pour une capacité totale de 1,5 million de m³ par jour. Le groupe Sonatrach pilote ce projet d’envergure, estimé à 2,4 milliards de dollars, qui inclut également des installations à El Tarf, Bejaia, Alger et Tipaza.
Des résultats prometteurs pour l’approvisionnement en eau
La mise en service de cette station intervient peu après les premiers tests réussis de production d’eau dessalée. Une deuxième installation du programme, située à Fouka dans la wilaya de Tipaza, doit être inaugurée prochainement et pourra également alimenter jusqu’à 3 millions d’habitants.
Une réponse stratégique aux enjeux hydriques
Face à une sécheresse endémique qui touche l’Algérie depuis plusieurs années, le dessalement de l’eau de mer apparaît comme une solution durable pour répondre aux besoins croissants des ménages et du secteur agricole. Cette technologie permet de sécuriser l’approvisionnement en eau potable indépendamment des aléas climatiques.

