L’Algérie préside aujourd’hui une importante séance d’information au Conseil de sécurité de l’ONU concernant la situation en République démocratique du Congo. Cette session intervient dans un contexte marqué par une escalade des tensions dans la région du Nord-Kivu et l’avancée du mouvement « M23 ».
Une session cruciale sur la situation en RDC
La session d’information, présidée par l’Algérie ce dimanche, réunit plusieurs personnalités de haut niveau, dont la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la RDC, Bintou Keita, et le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix.
Parmi les participants figurent également la ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayekwamba Wagner, ainsi qu’un représentant du Rwanda. La réunion examine particulièrement les derniers développements dans la région du Nord-Kivu.
Contexte sécuritaire préoccupant
La session se tient alors que le mouvement « M23 » a réalisé des avancées significatives dans le Nord-Kivu, notamment avec la prise de la ville stratégique de Sake, située à 27 kilomètres de Goma. Ces développements ont provoqué le déplacement de plus de 10 000 personnes vers Goma.
Selon un document de l’ONU distribué le 24 janvier, la situation humanitaire s’est considérablement détériorée avec plus de 40 000 personnes déplacées depuis le début du mois de janvier, suite à l’intensification des combats.
Engagement de la MONUSCO
La Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) participe activement aux efforts pour empêcher l’avancée du M23 vers Goma à travers l’opération Springbok. Le bilan humain est lourd pour la mission onusienne, avec deux Casques bleus tués et neuf blessés lors des récentes attaques.
La coordination entre la MONUSCO, les Forces armées de la RDC et la mission de la SADC, déployée depuis décembre 2023, constitue un point crucial des discussions de cette session.