L’Algérie vient de clarifier sa position concernant les importations de produits cosmétiques. Le ministre du Commerce intérieur, Tayeb Zitouni, a démenti formellement les rumeurs de suspension totale des importations, précisant qu’il s’agit plutôt d’une rationalisation visant à favoriser la production locale.
Une réduction significative des importations au profit de la production nationale
La facture des importations des produits cosmétiques en Algérie a connu une baisse notable, passant de 500 millions de dollars à 58 millions de dollars en 2024. Cette diminution s’inscrit dans une stratégie globale de développement de l’industrie locale des cosmétiques, qui couvre désormais près de 70% des besoins nationaux.
Le ministre du Commerce clarifie la politique d’importation
Lors du Salon international de l’industrie cosmétique Cosmetica, Tayeb Zitouni a tenu à préciser que l’Algérie n’a pas interdit les importations mais les a rationalisées. « Nous importons encore des produits que nous ne produisons pas », a-t-il souligné, répondant ainsi aux inquiétudes du secteur.
L’essor de l’industrie cosmétique locale
Le secteur des cosmétiques en Algérie connaît un développement remarquable. Le ministre a mis en avant un « saut qualitatif et quantitatif » dans la production nationale, soulignant qu’une autosuffisance totale a été atteinte pour de nombreux produits de soins corporels. Cette évolution s’accompagne également d’une création significative d’emplois dans la filière.
Perspectives d’exportation pour le secteur
Au-delà de la satisfaction des besoins nationaux, le ministre a évoqué le potentiel d’exportation du secteur cosmétique algérien. Cette perspective s’inscrit dans la stratégie globale de l’Algérie visant à réduire sa dépendance aux importations, qui sont passées d’environ 60 milliards de dollars à la fin des années 2000 à environ 40 milliards de dollars en 2023.
Une politique de régulation des importations
Cette réorganisation du secteur des cosmétiques s’inscrit dans une politique plus large de régulation des importations. Le gouvernement algérien a mis en place diverses mesures pour optimiser sa balance commerciale, tout en veillant à maintenir l’approvisionnement en produits essentiels non fabriqués localement.

