Lors du sommet ministériel qui s’est tenu à Barcelone, Sidi Ali Zerrouki, ministre des Postes et des Télécommunications, a présenté les investissements stratégiques et les principales initiatives prises par le gouvernement algérien pour promouvoir l’adoption de l’intelligence artificielle. L’Algérie confirme ainsi son rôle de leader dans le domaine de l’IA en Afrique, avec des réalisations concrètes et une vision prospective ambitieuse.
Une stratégie nationale ambitieuse pour l’IA
En présence de 26 représentants ministériels, dont 14 présents physiquement et 12 en visioconférence, l’Algérie a réaffirmé sa position de pionnier dans le développement de l’intelligence artificielle sur le continent africain. Le ministre a notamment mis en avant l’École Nationale Supérieure d’Intelligence Artificielle, créée il y a quatre ans dans le cadre de la vision prospective du Président de la République.
Des infrastructures de pointe pour soutenir l’innovation
Parmi les réalisations majeures, le ministre a souligné le lancement du plus grand centre de données et de calcul de la région, une infrastructure essentielle pour le traitement des big data et le développement des technologies modernes. Algérie Télécom investit notamment 1,5 milliard de dollars pour stimuler l’innovation des startups en intelligence artificielle.
Formation et développement des compétences
Le gouvernement algérien a mis en place des centres de développement des compétences (Skills Centers) et un fonds d’investissement dédié à l’IA pour soutenir le développement des talents et l’innovation technologique. Ces initiatives s’inscrivent dans une démarche globale visant à faire de l’Algérie un hub technologique incontournable.
Leadership continental et perspectives d’avenir
L’Algérie s’impose comme destination privilégiée pour les investissements futurs dans les centres de données, grâce à ses infrastructures de télécommunication robustes, son capital humain hautement qualifié et sa position géographique stratégique. Le pays plaide également pour une régulation de l’utilisation militaire de l’intelligence artificielle, démontrant sa vision responsable du développement technologique.
Le directeur général de Smart Africa, Lacina Koné, a salué cette approche prospective, soulignant l’importance de s’appuyer sur les résultats du sommet ministériel africain pour développer les stratégies d’IA du continent.

