Le ministère algérien des Affaires étrangères a manifesté sa surprise et son étonnement suite aux mesures restrictives de circulation et d’accès au territoire français annoncées par Paris. Ces dispositions, visant les ressortissants algériens détenteurs de documents spéciaux normalement exemptés de visa, n’ont fait l’objet d’aucune notification préalable aux autorités algériennes.
Une décision unilatérale française contestée
Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères algérien, ces nouvelles restrictions concernent spécifiquement les détenteurs de passeports diplomatiques ou de mission. L’Algérie souligne que cette décision va à l’encontre de l’article 8 de l’accord bilatéral régissant les exemptions mutuelles de visa entre les deux pays.
Les autorités algériennes précisent n’avoir recensé que deux cas isolés de restrictions récemment, dont l’un a été qualifié d’incident technique par la partie française. Le second cas fait toujours l’objet d’une demande d’éclaircissements.
Une réponse ferme des autorités algériennes
Face à cette situation, l’Algérie annonce qu’elle répondra à « toute mesure portant atteinte à ses intérêts par des dispositions similaires, strictes et immédiates« . Cette position ferme intervient dans un contexte déjà tendu, marqué notamment par le récent sondage IFOP révélant une perception défavorable des Algériens en France.
Impact sur les relations bilatérales
Ces nouvelles tensions surviennent alors que les contrôles douaniers sont déjà renforcés sur les traversées maritimes entre les deux pays, comme le rapporte notre article précédent. Dans ce contexte, certains observateurs, dont Bruno Retailleau, évoquent même la possibilité de sanctions plus larges.
Le ministère algérien met en garde contre les « conséquences incalculables » que cette situation pourrait avoir sur l’ensemble des relations algéro-françaises, appelant à un retour au dialogue diplomatique constructif.

