L’Algérie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de sécurité hydrique avec la mise en service prochaine de la station de dessalement de Tighremt à Béjaïa. Cette infrastructure majeure, d’une capacité de production de 300.000 m³ par jour, vise à approvisionner en eau potable près de 3 millions de citoyens. Elle s’inscrit dans un ambitieux programme national de développement des infrastructures de dessalement.
Une nouvelle station de dessalement en phase de test à Béjaïa
Le groupe Sonatrach a annoncé le 23 février le lancement de la phase de débit expérimental de la station de dessalement de Tighremt. Cette étape cruciale marque le début des essais techniques permettant l’acheminement des premières quantités d’eau dessalée vers le réseau de distribution de la ville.
Un projet stratégique supervisé par l’AEC
La réalisation de cette infrastructure est supervisée par l’Algerian Energy Company (AEC), filiale de Sonatrach, en collaboration avec l’Entreprise nationale de canalisations (ENAC). Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme national comprenant cinq stations principales de dessalement, chacune dotée d’une capacité de production identique de 300.000 m³ quotidiens.
Des inaugurations successives pour renforcer la sécurité hydrique
Cette nouvelle station fait suite à l’inauguration récente de l’usine de Ras el-Abyad à Oran et de la station de Fouka 2. Ces installations s’intègrent dans un programme d’urgence estimé à deux milliards de dollars, visant à renforcer considérablement les capacités de production d’eau potable du pays.
Un impact significatif sur l’approvisionnement en eau
Une fois pleinement opérationnelle, la station de Tighremt contribuera à augmenter significativement la production nationale d’eau dessalée. Ce projet s’inscrit dans une vision stratégique visant à porter la part du dessalement à 42% de l’eau potable totale du pays.

