Le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Étrangères algérien, Lounès Magramane, a reçu ce 17 mars 2025 le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger pour lui remettre la réponse officielle de l’Algérie. Cette rencontre fait suite à la transmission d’une liste de ressortissants algériens visés par des mesures d’éloignement du territoire français.
Une rencontre diplomatique au sommet
La réunion s’est tenue au siège du Ministère des Affaires Étrangères où le Secrétaire Général a présenté la position officielle de l’Algérie via une note diplomatique. Cette démarche intervient après que le chargé d’affaires de l’ambassade d’Algérie en France ait reçu, le 14 mars, une liste de citoyens algériens concernés par des décisions d’expulsion.
Le rejet catégorique de la méthode française
L’Algérie a exprimé son refus catégorique face à toute forme de menace ou de chantage. Les autorités algériennes ont notamment contesté l’approche sélective de la France concernant les accords bilatéraux et internationaux liant les deux pays.
La partie algérienne a souligné que sa position est motivée par son devoir de protection consulaire envers ses ressortissants à l’étranger. La démarche française de présentation d’une liste nominative a été rejetée tant sur la forme que sur le fond.
Les procédures conventionnelles doivent être respectées
Sur le plan procédural, l’Algérie a rappelé que la France ne peut pas unilatéralement modifier les canaux habituels de traitement des cas d’éloignement. Les autorités algériennes insistent sur le respect des procédures établies entre les préfectures françaises et les consulats algériens compétents.
Concernant le fond, la réponse algérienne souligne que le protocole d’accord de 1994 ne peut être appliqué indépendamment de la convention consulaire de 1974, qui reste le cadre de référence principal pour les relations consulaires entre les deux pays.
La décision finale de l’Algérie
Face à ces éléments, les autorités algériennes ont décidé de ne pas examiner la liste fournie par la partie française. Elles invitent les autorités françaises à suivre les canaux officiels existants entre les préfectures françaises et les consulats algériens pour le traitement au cas par cas des situations d’éloignement.

