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Révélations explosives : L’utilisation de la torture approuvée par la France envers la population algérienne

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Le journal français Mediapart révèle aujourd’hui l’existence d’une directive « top secret » datant du 11 mars 1957, signée par le général Raoul Salan, ordonnant la systématisation de la torture durant la guerre d’Algérie. Cette directive classifiée, adressée à tous les hauts officiers de l’armée française, démontre que la pratique de la torture était officiellement sanctionnée par le commandement militaire français avec l’aval du pouvoir politique.

Une directive classifiée ordonnant la généralisation de la torture

L’enquête intitulée « Guerre d’Algérie : ordres militaires pour généraliser la torture » s’appuie sur des documents d’archives révélant que le général Salan avait émis des instructions précises concernant « l’interrogatoire des suspects ». La directive justifiait le recours à la torture par les « expériences récentes menées dans certaines zones », particulièrement en milieu urbain, où ces méthodes auraient démontré leur « utilité ».

Une chaîne de commandement impliquée dans la systématisation des sévices

Les documents révèlent que les commandants de divisions, de corps d’armée et des services des territoires du Sud étaient tenus d’appliquer ces directives dans toutes les unités sous leur contrôle. Les ordres devaient être transmis exclusivement par voie orale, avec l’interdiction formelle de laisser toute trace écrite de ces instructions.

Un langage codé pour éviter les poursuites judiciaires

L’enquête souligne l’utilisation d’un « camouflage linguistique sophistiqué » dans la rédaction de ces directives. Les termes étaient soigneusement choisis pour éviter d’éventuelles accusations ou poursuites judiciaires en cas de changement du contexte politique. Les interrogatoires devaient être « intenses et poussés au maximum », un euphémisme désignant des actes de torture.

Une responsabilité politique assumée

L’investigation établit que ces pratiques étaient autorisées par le pouvoir politique, notamment le gouvernement socialiste de Guy Mollet. La « loi des pouvoirs spéciaux » votée en mars 1956 accordait aux militaires une autorité excessive pour classifier, détenir et interroger tout suspect selon leur volonté.

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Un bilan humain considérable

Les conséquences de cette politique ont été dramatiques, avec des dizaines de milliers de victimes jusqu’en 1962, sans distinction d’âge, de sexe ou d’origine. Après les accords d’Évian, l’État français sous De Gaulle a promulgué un décret d’auto-amnistie pour ces crimes, empêchant toute poursuite judiciaire ultérieure.

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