Le débat au Sénat français sur l’accord franco-algérien de 1968 révèle une opposition croissante aux discours stigmatisants envers l’Algérie. Des personnalités franco-algériennes s’élèvent contre l’instrumentalisation politique et appellent à cesser de faire de l’Algérie un « bouc émissaire » des problèmes français.
Une mobilisation croissante contre les préjugés anti-algériens
Les voix franco-algériennes se font de plus en plus entendre dans le débat public français pour contrer le discours anti-Algérie. Des personnalités comme le sénateur Akli Mellouli, l’industriel Yazid Sabeg et le recteur Chems-Eddine Hafiz proposent une vision alternative au discours dominant, notamment face aux positions de la droite dure et de l’extrême-droite.
Le traité de 1968 : déconstruction des idées reçues
Lors du débat au Sénat du 4 mars, le sénateur Akli Mellouli a démontré que, contrairement aux idées reçues, l’accord de 1968 n’avantage pas l’immigration algérienne. Il souligne que ce texte exclut les Algériens de certains dispositifs accessibles aux ressortissants d’autres pays, comme le passeport talents.
Une communauté franco-algérienne engagée
Le président de l’Association des Algériens de Charente-Maritime, Yefri Benzerga, dénonce une stratégie consistant à faire de l’Algérie un bouc émissaire pour détourner l’attention des problèmes internes français. Il rappelle que près de 7 millions d’Algériens vivent en France, dont deux millions de binationaux, respectant les lois de la République tout en maintenant leurs liens avec leur pays d’origine.
Pour en savoir plus sur l’actualité franco-algérienne :
- L’affaire Ménard et les relations franco-algériennes
- Les tensions récentes entre la France et l’Algérie
- Perspectives sur la communauté algérienne en France
L’appel au dialogue constructif et à la fin des stéréotypes continue de gagner du terrain, portée par des voix de plus en plus nombreuses au sein de la communauté franco-algérienne.

