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Le bouleversant témoignage de la compagne d’un Algérien rejeté par Robert Ménard

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Plus d’un an et demi après le refus de Robert Ménard de célébrer son mariage avec un ressortissant algérien, Eva sort de son silence. Dans un entretien accordé au Midi Libre, elle revient sur ce moment traumatisant qui a bouleversé sa vie, alors que le maire de Béziers s’apprête à comparaître devant la justice le 18 février prochain.

Une décision brutale aux conséquences dramatiques

En juillet 2023, Robert Ménard, maire de Béziers, refusait de célébrer l’union entre Eva et Mustapha, un ressortissant algérien sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Eva raconte avoir découvert cette décision la veille de son mariage, en regardant une émission de télévision. Le jour prévu pour la cérémonie, elle s’est retrouvée en robe blanche face aux caméras, son bébé dans les bras, pendant que le maire annonçait publiquement son refus.

Un couple séparé par l’expulsion

Deux semaines après cet événement, Mustapha a été expulsé vers l’Algérie en pleine nuit. Cette séparation forcée a particulièrement affecté la famille recomposée, notamment les enfants d’Eva issus d’un premier mariage, qui s’étaient attachés à Mustapha. La plus jeune « l’a toujours appelé papa », confie Eva, qui ne peut désormais lui rendre visite qu’occasionnellement en Algérie, pendant les vacances scolaires.

Les procédures judiciaires en cours

Deux procédures judiciaires sont actuellement en cours. La première concerne le procès de Robert Ménard, qui s’ouvre le 18 février. Le maire risque jusqu’à cinq ans de prison, 75.000 euros d’amende et 10 ans d’inéligibilité. La seconde procédure, prévue le 21 février au tribunal administratif de Montpellier, examinera la légalité de l’expulsion de Mustapha.

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L’impact psychologique et émotionnel

Eva témoigne avoir traversé une « forte dépression » suite à ces événements. Elle avoue ne plus pouvoir se rendre en mairie pour effectuer des démarches administratives, tant le traumatisme reste vif. « D’une vie conjugale normale, on est passé à se souhaiter de bonnes nuits en visio », explique-t-elle, espérant que le procès permettra au moins de « reconnaître sa peine » et l’aidera à « commencer à se reconstruire ».

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