Le parquet de Nanterre en France a requis le renvoi en justice du policier qui a tiré mortellement sur Nahel, un jeune d’origine algérienne, lors d’un contrôle routier en juin 2023. Cette affaire avait déclenché plusieurs jours d’émeutes à travers la France. De nouvelles révélations issues d’une enquête approfondie mettent en lumière les circonstances exactes de ce drame.
Les conclusions de l’enquête judiciaire
Selon un rapport d’investigation de plus de 150 pages consulté par BFMTV, le policier mis en cause n’était pas en situation de « danger imminent » au moment des faits, contrairement à ce qu’il avait initialement déclaré. L’enquête démontre que si le jeune homme avait effectivement redémarré son véhicule alors qu’il était sous la menace d’une arme, cela ne justifiait pas l’usage mortel de la force.
Les témoignages recueillis lors de l’instruction
Lors d’une confrontation de plus de cinq heures devant le juge d’instruction, le policier maintient sa position en déclarant : « Je reste persuadé que s’il avait obtempéré dès le début et garé sa voiture sur le côté, rien de tout cela ne serait arrivé. » Les auditions d’autres témoins et du second policier présent sur les lieux ont également été menées pour éclaircir les circonstances exactes du drame.
L’impact sur la famille de la victime
Un an après les faits, en juin 2024, la mère de la victime a confié être « morte de l’intérieur » depuis la perte de son fils. Elle a exprimé son intention de quitter la France une fois le procès terminé et le jugement rendu. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions liées aux violences policières, comme en témoignent d’autres incidents récents.
Les suites judiciaires
Le parquet requiert désormais la mise en examen du policier pour homicide volontaire. Une décision qui intervient après plusieurs mois d’instruction et l’analyse détaillée des circonstances du drame. Le second policier présent lors de l’intervention fait également l’objet d’une demande d’éloignement de la part du parquet.

