La revue « Portail d’Algérie » a publié dans son premier numéro des révélations sur la trahison du Maroc envers l’émir Abdelkader au 19ème siècle. L’article s’appuie sur des informations parues dans le New York Times en 1873, détaillant comment le sultan marocain s’est allié avec la France coloniale contre la résistance menée par l’émir algérien.
La revue « Portail d’Algérie » dévoile des faits historiques controversés
Intitulé « Le royaume de la trahison… un trône à louer », le premier numéro de la revue « Portail d’Algérie » revient sur un épisode sombre des relations algéro-marocaines. L’article analyse en détail la trahison du sultan marocain Abderrahmane envers l’émir Abdelkader, figure emblématique de la résistance algérienne contre la colonisation française au 19ème siècle.
La revue s’appuie principalement sur un article publié par le New York Times le 25 février 1873, qualifié de témoignage qui « hantera le Makhzen pour toujours ». Ces révélations mettent en lumière la collaboration entre le Maroc et la France coloniale au détriment de la lutte menée par l’émir Abdelkader.
Le traité de Tanger de 1844 : point culminant de la trahison
Selon les informations rapportées, le sultan marocain Abderrahmane ben Hicham a conclu en 1844 un accord avec la France coloniale connu sous le nom de « traité de Tanger ». Par ce traité, le Maroc aurait abandonné son soutien à l’émir Abdelkader, laissant ce dernier sans appui face aux forces françaises.
La revue évoque également l’envoi de troupes marocaines pour encercler l’émir Abdelkader, agissant ainsi en soutien à l’armée française. Cette action aurait suscité l’indignation de l’émir, qui aurait dénoncé publiquement la trahison du sultan marocain dans une lettre adressée aux savants d’Al-Azhar.
La double trahison subie par l’émir Abdelkader
L’article de « Portail d’Algérie » ne se limite pas à la trahison marocaine, mais évoque également celle des Français envers l’émir Abdelkader. Citant toujours le New York Times, la revue rapporte que les généraux français auraient rompu leur promesse envers l’émir, préférant « la sécurité à l’honneur ».
Contrairement à l’accord initial prévoyant son exil vers d’autres destinations, l’émir Abdelkader aurait été envoyé prisonnier en France. Cette décision aurait été prise pour s’assurer qu’il ne causerait plus de problèmes aux autorités coloniales françaises.
Le pillage des biens de l’émir Abdelkader
La revue « Portail d’Algérie » aborde également les conséquences matérielles de ces trahisons. Elle mentionne le pillage par l’armée coloniale française des biens et propriétés de l’émir Abdelkader dans les années 1830 et 1840. Ces éléments feraient partie d’une liste transmise par la délégation algérienne à son homologue française dans le cadre d’une commission mixte chargée des questions mémorielles.
L’article souligne l’importance historique de l’émir Abdelkader, décrit comme un « véritable homme d’État et homme de guerre » qui constituait un « cauchemar pour le colonisateur français ». Sa résistance acharnée à travers de nombreuses batailles, comme celles de Mostaganem, de la Tafna et d’El Sikkak, est mise en avant.
Il est intéressant de noter que ces révélations historiques s’inscrivent dans un contexte régional tendu. Récemment, une trahison surprenante impliquant le Maroc a fait scandale avant la Coupe d’Afrique des Nations. Par ailleurs, des manifestations ont eu lieu au Maroc pour commémorer la normalisation des relations avec Israël, illustrant les tensions persistantes dans la région.

