Eric Ciotti, président du parti Union pour la République et député des Alpes-Maritimes, a vivement critiqué ce vendredi la politique française envers l’Algérie, la qualifiant de « faible et laxiste ». Ses déclarations interviennent dans un contexte déjà tendu entre les deux pays, notamment sur la question des visas et de l’immigration.
Des propos provocateurs envers l’Algérie
Dans une interview accordée à RMC et RMC Story, le député français a appelé à plus de « fermeté face à l’État algérien ». Il a notamment critiqué le refus présumé de l’Algérie de « réadmettre ses ressortissants entrés illégalement ou ayant commis des délits ».
Eric Ciotti s’est particulièrement indigné de la décision du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau d’accorder des visas aux imams algériens pour le mois de Ramadan, qualifiant cette décision de « folie » alors que, selon lui, « l’Algérie nous humilie ».
La réponse ferme de l’Algérie
Face à ces déclarations, le ministère des Affaires étrangères algérien a publié un communiqué ferme rejetant catégoriquement « tout ultimatum, mise en demeure ou menace ». L’Algérie a également annoncé qu’elle appliquerait strictement le principe de réciprocité concernant toutes les restrictions imposées à la circulation entre l’Algérie et la France.
Le ministère algérien souligne que son pays « n’a initié aucune forme de rupture » et a maintenu une position de « calme, de pondération et de retenue ». Il rappelle également que les législations française et européenne, ainsi que les accords bilatéraux, sont en faveur de l’Algérie, particulièrement en ce qui concerne la protection consulaire de ses ressortissants.
Impact sur les relations diplomatiques
Cette nouvelle tension diplomatique survient alors que les relations entre les deux pays connaissaient déjà des moments difficiles. L’Algérie a souligné que toute atteinte à la convention de 1968, déjà « vidée de sa substance », entraînerait une réponse équivalente concernant les autres accords et protocoles de même nature.
Le communiqué algérien précise que le pays reste attaché au respect du cadre juridique régissant la circulation des personnes entre l’Algérie et la France, « sans sélectivité et sans détournement des finalités fixées conjointement par l’Algérie et la France ».

