La Belgique et l’Allemagne annoncent un durcissement significatif de leurs politiques migratoires en ce début 2025. Ces deux destinations majeures de l’espace Schengen mettent en place des mesures plus restrictives concernant l’accueil des étrangers et les conditions d’obtention des titres de séjour.
La Belgique adopte une politique migratoire plus stricte
La nouvelle ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a clairement annoncé un changement de cap dans la politique migratoire du pays. Elle affirme vouloir mettre en œuvre la politique « la plus stricte jamais appliquée » en Belgique en matière d’immigration.
Parmi les mesures phares, le regroupement familial est particulièrement visé. Alors que 21.000 étrangers non-européens sont entrés en Belgique par cette voie en 2024, la ministre compte imposer des limites financières plus strictes. De plus, le délai d’attente pour bénéficier de l’aide sociale sera prolongé à cinq ans pour les primo-arrivants.
Renforcement des contrôles et des retours en Belgique
Le gouvernement belge prévoit également de doubler la capacité des centres fermés et d’autoriser le placement des personnes en séjour irrégulier présentant une menace pour l’ordre public. Une nouvelle mesure impose des tests de langue et d’intégration aux demandeurs d’asile, à effectuer dans leur pays d’origine, avant même leur arrivée sur le territoire belge.
L’Allemagne : virage à droite et durcissement migratoire
En Allemagne, la victoire des conservateurs aux élections législatives de février 2025, menés par Friedrich Merz, ainsi que la percée historique du parti d’extrême droite AFD, annoncent un changement majeur dans la politique migratoire du pays. Cette alliance politique a déjà voté en janvier dernier un texte visant à durcir les conditions d’accueil des étrangers.
Le futur chancelier Friedrich Merz a fait de l’immigration l’un des principaux défis de son mandat, marquant une rupture nette avec la politique migratoire précédente.
Impact sur la mobilité internationale
Ces nouvelles orientations politiques interviennent dans un contexte où d’autres pays de l’espace Schengen renforcent également leurs dispositifs de contrôle migratoire. Les candidats à l’immigration légale devront désormais faire face à des procédures plus complexes et des conditions plus strictes pour l’obtention de titres de séjour.
Ces changements surviennent alors que les autorités continuent de lutter contre l’immigration irrégulière et que certains pays comme le Québec adoptent des quotas limitant l’immigration.

