Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) vient d’annuler la suspension d’Adel Amrouche, ancien sélectionneur de la Tanzanie. Cette décision met fin à une sanction qui avait été prononcée par la Confédération Africaine de Football (CAF) lors de la CAN 2024, suite à des déclarations concernant l’influence du Maroc dans le football africain.
Une décision favorable du TAS
Le verdict du TAS de Lausanne marque un tournant significatif dans cette affaire. L’instance a partiellement accepté l’appel du technicien algérien en réduisant sa suspension à quatre matchs seulement, contre huit initialement, et en annulant l’amende financière qui lui avait été imposée. De plus, la CAF a été condamnée à verser une indemnité de 3000 francs suisses à Amrouche.
Retour sur les événements ayant mené à la suspension
La suspension initiale faisait suite à des propos tenus par Amrouche concernant la gestion du football africain. L’entraîneur avait notamment déclaré : « La Fédération marocaine est une puissance prouvée dans le monde du ballon rond africain. Actuellement, c’est le Maroc qui gère le football africain. » Ces déclarations avaient entraîné une sanction immédiate de la part de la CAF.
Vers un nouveau départ au Rwanda
Selon les informations du journaliste Nazim Bessol, Adel Amrouche s’apprête à rebondir rapidement après cette réhabilitation. Des négociations seraient en cours avec la Fédération Rwandaise de Football pour prendre en charge la sélection nationale, marquant ainsi son retour sur la scène continentale.
Une procédure juridique aboutie
La défense d’Amrouche s’était appuyée sur le fait qu’il n’avait pas eu l’opportunité de se défendre avant l’application de la sanction. Le TAS a reconnu le bien-fondé de cet argument, conduisant à la révision significative des sanctions initiales. Cette décision établit un précédent important dans le traitement des affaires disciplinaires au sein du football africain.

