Le tribunal administratif de Melun vient d’annuler l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant l’influenceur algérien Doualemn. Cette décision judiciaire marque un nouveau rebondissement dans cette affaire qui a créé des tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie.
Une décision de justice qui change la donne
Le 6 février, le tribunal administratif de Melun a prononcé l’annulation de l’OQTF concernant Boualem Naman, plus connu sous le pseudonyme Doualemn. Cette décision oblige la préfecture à réexaminer sa situation dans un délai de trois mois. Durant cette période, l’influenceur bénéficie d’une autorisation de séjour provisoire et se voit attribuer une indemnité de 1200 euros pour sa détention jugée illégale.
Les raisons de l’expulsion initiale
L’affaire a débuté en janvier suite à la publication d’une vidéo controversée sur TikTok par Doualemn, résidant en France depuis 15 ans. Le ministère de l’Intérieur français avait alors décidé de lancer une procédure d’expulsion accélérée, considérant ses propos comme problématiques. Une première suspension de l’expulsion avait déjà été prononcée le 29 janvier par le tribunal administratif de Paris.
Une victoire juridique pour la défense
Les avocates de Doualemn, Me Marie David-Bellouard et Me Julie Gonidec, ont salué cette « décision logique » qui met fin à la rétention de leur client. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large, comme en témoigne la récente condamnation d’un autre influenceur algérien, Mahdi B, pour des déclarations controversées.
Les suites judiciaires
Malgré cette décision favorable à Doualemn, le ministère de l’Intérieur français a annoncé son intention de faire appel. Une réunion de la Commission départementale d’expulsion des étrangers (COMEX) est prévue pour le 19 février. Pour suivre l’évolution de cette affaire, vous pouvez consulter les derniers développements concernant le parcours de Doualemn et les réactions officielles.

