Enquête sur un réseau de trafic de pilules abortives impliquant d’anciennes employées hospitalières
Une enquête judiciaire a été ouverte à Khemis Miliana concernant un trafic présumé de pilules abortives. Quatre personnes sont impliquées, dont deux anciennes employées de l’hôpital de Harrach. L’affaire a débuté suite à la découverte d’une annonce de vente de ces médicaments sur les réseaux sociaux.
Découverte d’une annonce suspecte sur TikTok
Selon les informations recueillies, l’enquête a été déclenchée après la détection d’une offre de vente de 30 comprimés au prix de 10 000 dinars algériens chacun sur l’application TikTok. Cette annonce a attiré l’attention des autorités, qui ont rapidement mis en place une opération de surveillance.
Arrestation de quatre suspects
Suite à cette découverte, quatre personnes ont été placées sous enquête. Parmi elles se trouvent deux anciennes employées de l’hôpital de maternité de Harrach, identifiées comme « A.F » et « D.N ». Les deux autres suspects sont « B.S », une employée de la sécurité sociale, et « K.I.S », l’individu ayant posté l’annonce sur TikTok.
Saisie de médicaments et de matériel médical
Lors d’une perquisition au domicile de l’une des suspectes, les enquêteurs ont découvert divers articles médicaux. Parmi les objets saisis figurent 3 comprimés de Cytotec, 20 boîtes de pansements non stériles, des gants médicaux, des lames chirurgicales, et 66 seringues de différentes tailles.
Déclarations des suspects
Au cours de l’interrogatoire, « A.F » a nié toute implication dans l’importation ou le commerce de produits pharmaceutiques. Elle a affirmé avoir agi comme intermédiaire pour une médecin d’Estaoueli, achetant les pilules à 10 000 dinars pour les revendre à 11 000 dinars. De son côté, « K.I.S » a déclaré avoir reçu les médicaments de son cousin en France, pensant qu’il s’agissait d’un traitement pour les maux d’estomac.
Mise sous contrôle judiciaire des suspects
Le juge d’instruction a ordonné le placement de tous les suspects sous contrôle judiciaire en attendant la fin de l’enquête et leur éventuel renvoi devant le tribunal. Les accusés font face à des charges d’importation et de distribution de produits pharmaceutiques par une entité non agréée, d’incitation à l’avortement par la vente de substances y contribuant, et de contrebande de produits pharmaceutiques.

