Le tribunal administratif de Melun a prononcé l’annulation de l’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) visant l’influenceur algérien Doualemn. Cette décision judiciaire, intervenue le 6 février 2024, marque un tournant significatif dans une affaire qui a créé des tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie.
Une décision judiciaire qui fait débat
Le tribunal a jugé que la rétention administrative de Doualemn, qui compte 168 000 abonnés sur TikTok, n’était pas justifiée. La juridiction administrative a ordonné à la préfecture de réexaminer son dossier dans un délai de trois mois, période durant laquelle l’influenceur bénéficiera d’un titre de séjour provisoire.
Les implications juridiques de l’annulation
Les magistrats ont estimé que les décisions du préfet de l’Hérault, visant à expulser immédiatement Doualemn, avaient pour objectif principal de prolonger sa rétention. Les avocates de l’influenceur ont salué cette décision, dénonçant ce qu’elles qualifient d’acharnement administratif à l’encontre de leur client.
Un dossier aux multiples rebondissements
L’affaire a connu plusieurs développements depuis le 29 janvier. Initialement expulsé vers l’Algérie le 9 janvier, Doualemn avait été immédiatement renvoyé en France. Le ministère de l’Intérieur français maintient sa position, considérant l’influenceur comme une menace pour l’ordre public.
Réactions et perspectives
Le ministère de l’Intérieur français a annoncé son intention de faire appel de cette décision. Cette situation intervient dans un contexte plus large de relations franco-algériennes, notamment marquées par les récentes déclarations du président Tebboune concernant les accords entre les deux pays.
Impact sur les relations diplomatiques
Cette affaire s’inscrit dans un contexte diplomatique plus large, alors que les discussions sur les accords historiques entre l’Algérie et la France continuent d’évoluer. La situation de Doualemn illustre la complexité des enjeux migratoires et diplomatiques entre les deux pays.
En attendant l’issue de l’appel annoncé par le ministère de l’Intérieur français, Doualemn bénéficie d’une liberté de mouvement provisoire sur le territoire français. Cette affaire continue de soulever des questions importantes sur la gestion des obligations de quitter le territoire français et leur application.

