Le tribunal administratif de Paris a rendu une décision majeure ce mercredi 29 janvier 2025 en rejetant la procédure d’expulsion urgente réclamée par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau à l’encontre de l’influenceur algérien Doualemn Naman. Cette décision marque un désaveu significatif de la politique d’expulsion accélérée souhaitée par le ministère de l’Intérieur.
Les faits reprochés à l’influenceur algérien
Doualemn Naman, âgé de 59 ans et résidant à Montpellier, s’était fait remarquer sur TikTok pour une vidéo controversée visant un opposant à la politique algérienne. La justice française a établi que l’influenceur, qui compte 168 000 abonnés, avait appelé à « attraper » et infliger une « correction sévère » à cet opposant, une interprétation différente des premières traductions qui évoquaient des appels au meurtre.
Une décision qui fait jurisprudence
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large concernant les expulsions d’étrangers en France. Selon un rapport Eurostat récent, les ressortissants algériens figurent parmi les plus touchés par les mesures d’éloignement dans l’Union Européenne.
Réaction des autorités
Le Quai d’Orsay a réagi à cette décision judiciaire qui intervient dans un contexte déjà tendu entre la France et l’Algérie sur les questions migratoires. Cette affaire rappelle d’autres cas similaires, notamment celui d’une influenceuse algérienne récemment placée en garde à vue.
Impact sur la politique migratoire française
Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur les procédures d’expulsion des résidents étrangers en France. Elle intervient alors que le ministre Bruno Retailleau avait récemment appelé à durcir les mesures d’éloignement, dans la lignée des politiques restrictives observées dans d’autres pays, comme l’illustrent les expulsions sous l’administration Trump.

