Le procureur de la République près le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed à Alger a requis ce mardi la peine maximale contre le tiktoker « Mouh le tatoueur ». L’accusé, qui exerçait illégalement l’activité de tatoueur, fait face à neuf chefs d’accusation, notamment pour la diffusion de contenus contraires aux mœurs et atteinte aux principes religieux sur les réseaux sociaux.
Des accusations multiples et graves
Le prévenu, connu sous le pseudonyme « Mouh le tatoueur » sur les réseaux sociaux, est poursuivi pour outrage à corps constitué, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, atteinte à la vie privée, et atteinte aux préceptes religieux. S’ajoutent à ces accusations l’exercice d’une activité commerciale sans registre, la mise en danger d’autrui et de la santé publique, le refus d’obtempérer, ainsi que des menaces.
Une activité illégale de tatouage
Lors de l’audience, l’accusé a reconnu exercer l’activité de tatoueur sans autorisation légale. Il a affirmé avoir tenté à plusieurs reprises d’obtenir un registre de commerce et une carte d’artisan, mais ses demandes ont été systématiquement rejetées. Il a cependant nié la diffusion des images compromettantes retrouvées en sa possession, montrant des femmes en train de se faire tatouer dans des positions jugées indécentes.
Une arrestation mouvementée
L’interpellation du prévenu s’est déroulée dans des conditions particulièrement tendues. Lors de son arrestation à son domicile familial dans la capitale, l’accusé a diffusé en direct sur les réseaux sociaux sa confrontation avec les forces de l’ordre, menaçant de mettre fin à ses jours en cas d’intervention.
Demande de dommages et intérêts
Le représentant du Trésor public a sollicité 5 millions de dinars de dommages et intérêts. Il a également rejeté l’exception de nullité soulevée par la défense concernant l’adresse du lieu d’interpellation, celle-ci différant de celle mentionnée sur le contrat de location présenté.
Le verdict dans cette affaire sera prononcé la semaine prochaine.

