Une affaire de trafic de substances psychotropes a été mise au jour à Dar El Beida, impliquant un réseau criminel de 4 personnes, un pharmacien et un médecin spécialiste en chirurgie orthopédique. Les suspects utilisaient des ordonnances falsifiées pour se procurer des médicaments psychotropes destinés à la revente illégale. L’enquête a révélé l’utilisation d’une carte bancaire d’un militaire pour le règlement des prescriptions.
Démantèlement d’un réseau de trafic de médicaments psychotropes
Le juge d’instruction de la troisième chambre du tribunal de Dar El Beida a ouvert une enquête sur cette affaire qui a conduit à l’arrestation de quatre individus le 11 décembre 2024. Les suspects ont été appréhendés vers 15h suite à des informations reçues par la Gendarmerie nationale concernant le transport de substances psychotropes à bord d’un véhicule.
Lors d’un contrôle routier dans le quartier du 8 mai 1954 à Bab Ezzouar, les forces de l’ordre ont intercepté une Peugeot 207 transportant quatre individus. La fouille du véhicule a permis de découvrir 90 comprimés de Tramadol dissimulés sous le siège conducteur, ainsi que trois sachets contenant des médicaments mélangés et des ordonnances médicales.
Un système bien organisé de prescriptions frauduleuses
L’enquête a révélé que les ordonnances provenaient toutes du même médecin spécialiste en chirurgie orthopédique, identifié comme « B.A ». Les suspects utilisaient une carte bancaire Gold appartenant à un militaire ayant le grade d’adjudant pour régler les prescriptions à la pharmacie du quartier Douzi à Bab Ezzouar.
Implications judiciaires pour les professionnels de santé
Le pharmacien et le médecin orthopédiste font face à des accusations de complicité dans la délivrance de prescriptions frauduleuses de substances psychotropes. Le médecin est notamment poursuivi pour établissement délibéré d’ordonnances fictives contenant des substances psychotropes et tentative d’entrave à la justice.
Les quatre principaux suspects ont été placés en détention provisoire, tandis que le médecin et son assistante ont été mis sous contrôle judiciaire en attendant leur procès. Cette affaire s’inscrit dans une série d’opérations similaires menées récemment en Algérie, comme les saisies importantes effectuées à Annaba et Jijel.

