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Une femme se fait passer pour une policière à l’aéroport et trompe des passagers en leur promettant des iPhones provenant des objets trouvés.

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Une femme a été arrêtée à l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger pour s’être fait passer pour une policière et avoir escroqué des passagers en leur promettant des iPhones issus d’objets trouvés. L’affaire, qui s’est déroulée fin décembre 2024, a conduit à l’arrestation de la suspecte qui risque jusqu’à 3 ans de prison.

Une escroquerie élaborée impliquant de faux uniformes de police

Selon les informations rapportées, une femme identifiée comme « B.Z. » a été appréhendée par les services de sécurité de l’aéroport d’Alger suite à des comportements suspects. L’enquête a révélé que la suspecte se faisait passer pour une policière en service à l’aéroport, utilisant des photos d’elle-même en uniforme officiel de la police nationale pour tromper ses victimes.

La fausse policière aurait promis à l’une de ses victimes de lui procurer 50 iPhones prétendument issus des objets trouvés de l’aéroport, pour une valeur totale estimée à 2 milliards de centimes algériens. Cette affaire rappelle d’autres cas d’escroquerie similaires, comme celui d’un imposteur condamné à trois ans de prison pour s’être fait passer pour un colonel de l’armée.

L’arrestation et les charges retenues contre la suspecte

Les autorités ont procédé à l’arrestation de la suspecte après avoir découvert des photos d’elle portant l’uniforme officiel de la police nationale. Actuellement en détention provisoire, elle fait face à des accusations d’usurpation d’identité et d’escroquerie. Lors de son procès devant le tribunal de Chéraga, la femme a nié toutes les accusations portées contre elle.

Ce type d’escroquerie n’est malheureusement pas un cas isolé en Algérie. Récemment, un réseau criminel spécialisé dans l’escroquerie sur les réseaux sociaux a été démantelé à Sétif, montrant l’ampleur du problème dans le pays.

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La défense de l’accusée et les suites judiciaires

Lors de son audience, l’accusée a affirmé avoir emprunté l’uniforme à une amie en formation dans la police, uniquement pour prendre des photos. Elle a déclaré que son téléphone contenant ces images avait été volé et qu’elle faisait l’objet de chantage. Son avocat a souligné l’absence de preuves concrètes d’escroquerie et a plaidé pour l’acquittement de sa cliente.

Le procureur a requis une peine de 3 ans de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars algériens. Le jugement a été reporté à une date ultérieure. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la cybercriminalité en Algérie, comme en témoigne le démantèlement récent d’un réseau ayant escroqué des millions d’euros sur internet.

Mise en garde contre les escroqueries dans les lieux publics

Cette affaire souligne l’importance de la vigilance dans les lieux publics comme les aéroports. Les autorités algériennes rappellent régulièrement au public de rester prudent face aux offres trop alléchantes et de vérifier l’identité des personnes se présentant comme des agents officiels. Pour lutter contre ces fraudes, la police algérienne renforce ses efforts, comme en témoigne l’appel à la vigilance lancé récemment par la police de Blida.

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