Le Groupement d’intérêt économique de la monétique (GIE Monétique) dévoile un bilan très positif des paiements électroniques en Algérie pour l’année 2024. Les transactions électroniques ont atteint 643,8 milliards de dinars, marquant une progression de 48,3% par rapport à 2023. Cette croissance significative témoigne d’une adoption accélérée des solutions de paiement numérique dans le pays.
Une progression majeure des transferts entre particuliers
Les transferts de fonds entre particuliers (P2P) ont connu une croissance exceptionnelle de 109% en 2024, atteignant 503 milliards de dinars contre 241 milliards en 2023. Le nombre de transferts P2P est passé de 17,8 millions à 36,2 millions en 2024, principalement via les applications BaridMob et Wimpay. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique de modernisation des services financiers, comme le souligne le plan d’accélération des paiements électroniques prévu jusqu’en 2025.
Le paiement mobile en pleine expansion
Les paiements par téléphone mobile destinés aux web marchands ont enregistré une hausse de 49% sur un an, avec 58,4 millions d’opérations pour un montant de 43,5 milliards de dinars. Cette croissance est soutenue par l’extension du réseau, comme l’illustre le projet d’installation de 600 nouveaux guichets automatiques et la desserte de 1400 nouvelles zones d’ici 2025.
Le e-commerce et les services en ligne en progression constante
Les paiements en ligne ont progressé de 61% sur un an, atteignant 51,9 milliards de dinars. Le secteur des télécommunications domine avec 9,83 millions de transactions sur un total de 19 millions. Cette digitalisation s’étend également au secteur culturel, comme en témoigne l’adoption généralisée des paiements électroniques dans les institutions culturelles.
Infrastructure et équipements en développement
Le parc national compte désormais 68.140 terminaux de paiement électronique (+28%) et 3.942 distributeurs automatiques (+2%). Les transactions garanties ont atteint 1603 milliards de dinars en 2024, comme le confirme le dernier rapport financier. Ces évolutions s’accompagnent de nouvelles dispositions fiscales, détaillées dans la loi de finances 2025.

