Le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de France, Stéphane Romatet, concernant la gestion des biens immobiliers mis à disposition de la France par l’Algérie. Cette convocation s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques entre les deux pays et soulève des questions sur l’occupation de 61 propriétés par la France sur le territoire algérien.
Une nouvelle convocation diplomatique dans un contexte tendu
L’ambassadeur de France en Algérie a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour discuter spécifiquement du dossier des biens immobiliers. Cette démarche intervient dans un climat déjà marqué par des tensions diplomatiques, notamment depuis la position française sur le Sahara occidental en juillet 2024.
Un patrimoine immobilier considérable en question
Selon l’agence APS, la France occupe actuellement 61 biens immobiliers sur le sol algérien. Parmi ces propriétés, l’ambassade de France s’étend sur une superficie de 14 hectares dans les hauteurs d’Alger, tandis que la résidence de l’ambassadeur, « les Oliviers », occupe 4 hectares.
Des loyers jugés inadéquats
Les autorités algériennes soulignent que ces biens sont loués à des tarifs particulièrement bas. La résidence de l’ambassadeur était notamment louée au franc symbolique, avec un prix de bail resté inchangé de 1962 jusqu’en août 2023.
Contexte plus large des relations bilatérales
Cette situation s’inscrit dans un cadre plus vaste de relations bilatérales complexes. Les accords de 1968 et 1994 régissant divers aspects de la coopération franco-algérienne sont également au cœur des discussions.
En parallèle, l’Algérie poursuit ses efforts de modernisation dans le secteur immobilier. Selon des sources officielles, plus de 320 000 livrets fonciers ont été délivrés en 2024. De plus, comme le rapporte l’actualité récente, les autorités renforcent leur lutte contre la corruption dans le secteur immobilier.

