L’affaire de l’expulsion manquée de l’influenceur algérien Doualemn provoque une crise institutionnelle en France. Le ministre de l’Intérieur et le garde des Sceaux s’opposent ouvertement aux décisions de justice qui ont invalidé l’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) prononcée à l’encontre de cet influenceur de 59 ans.
Une tentative d’expulsion qui tourne à la crise diplomatique
Le 9 janvier dernier, les autorités françaises ont tenté d’expulser Naaman Boualem, connu sous le pseudonyme Doualemn, vers l’Algérie. Cette expulsion s’est soldée par un échec lorsque les autorités algériennes ont décidé de le renvoyer immédiatement en France, créant ainsi des tensions diplomatiques entre les deux pays.
La justice française suspend l’OQTF
Le tribunal administratif de Paris a pris la décision, le 29 janvier, de suspendre en référé l’expulsion de l’influenceur. Cette décision a été suivie, le 6 février, par le tribunal administratif de Melun qui est allé plus loin en annulant complètement l’OQTF et en ordonnant la remise en liberté de l’intéressé.
Darmanin critique ouvertement les décisions de justice
Face à ces décisions judiciaires, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a exprimé son mécontentement sur BFMTV. Il a notamment suggéré de supprimer la commission d’expulsion (Comex), considérant que la justice française fait preuve de trop de laxisme dans le traitement des dossiers d’expulsion.
Vers une modification de la législation ?
Le ministre a clairement indiqué que si la Cour d’appel ou le Conseil d’État ne donnaient pas raison au ministère de l’Intérieur, une modification de la loi serait envisagée. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large où les ressortissants algériens figurent parmi les plus concernés par les mesures d’expulsion de l’UE.
Le Quai d’Orsay a dû intervenir pour tenter d’apaiser les tensions diplomatiques, alors que cette affaire continue de soulever des débats sur les procédures d’expulsion en France et leurs implications sur les relations franco-algériennes.

