Dans une intervention très attendue depuis le Portugal, le président français Emmanuel Macron a clarifié la position de la France concernant la crise diplomatique avec l’Algérie. Il a notamment désavoué son ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur la question des accords de 1968 et appelé à une reprise du dialogue entre les deux pays.
Le maintien des accords franco-algériens de 1968
Emmanuel Macron a fermement rejeté l’idée d’une dénonciation unilatérale des accords franco-algériens de 1968. « On ne va pas les dénoncer de manière unilatérale. Ça n’a aucun sens« , a-t-il déclaré, soulignant que de nombreux commentaires sur ces accords étaient « parfois factuellement faux ».
Un désaveu clair de la méthode Retailleau
Le président français a critiqué implicitement l’approche de son ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui avait multiplié les déclarations contre l’accord franco-algérien. Macron a insisté sur la nécessité d’agir avec « exigence » et « engagement », tout en évitant les « jeux politiques ».
Un appel au dialogue renouvelé avec l’Algérie
Le chef de l’État français a répondu aux propos du président Tebboune, exprimant son souhait de voir « un travail de fond réengagé au service des intérêts des uns et des autres« . Il a notamment souligné l’importance d’un dialogue direct plutôt que des échanges par voie de presse.
Un message d’apaisement aux Algériens de France
Emmanuel Macron a également adressé un message rassurant aux binationaux et aux Français d’origine algérienne. Il a rappelé que ces « millions de Françaises et de Français » qui vivent en paix et adhèrent aux valeurs de la République « ont le droit à la vie tranquille ».
Cette intervention s’inscrit dans un contexte plus large de tentatives de réconciliation entre les deux nations, alors que les relations bilatérales traversent une période délicate. Les efforts diplomatiques se poursuivent pour établir un dialogue constructif entre Paris et Alger.

