Le nouveau ministre de l’Industrie, Sifi Gharib, a confirmé la poursuite des importations de véhicules neufs dans le cadre du quota 2023. Il a souligné l’importance de développer l’industrie mécanique locale tout en assurant l’approvisionnement du marché à court terme par les importations.
Confirmation de la poursuite des importations
Dans sa réponse à une question de la députée Djebali Farida, le ministre Sifi Gharib a officiellement confirmé que les importations de véhicules neufs se poursuivront dans le cadre du quota fixé pour 2023. Il a précisé que ce processus est en cours depuis le début de l’année via les 24 concessionnaires agréés, ce qui permettra l’entrée de 227 232 véhicules sur le territoire national.
Le ministre a expliqué que la rareté actuelle de ces produits nécessite d’approvisionner le marché local par des importations, en attendant le développement de l’activité de fabrication automobile en Algérie. Cette déclaration vise à rassurer les consommateurs sur la disponibilité prochaine de véhicules neufs importés.
Priorité au développement de l’industrie mécanique locale
Parallèlement aux importations, M. Gharib a souligné que son ministère se concentre principalement sur le développement de l’industrie mécanique nationale. L’objectif est de créer une véritable industrie basée sur un taux d’intégration significatif.
Le ministre a rappelé l’existence du décret exécutif n°22-384 du 17 novembre 2022, qui définit les conditions et modalités d’exercice de l’activité de fabrication de véhicules. Ce texte vise à relancer l’activité de production automobile dans le pays selon des règles claires, notamment en termes de taux d’intégration locale progressifs.
Examen des dossiers de fabrication automobile
M. Gharib a indiqué que la commission technique chargée d’étudier les demandes d’agrément pour la fabrication de véhicules travaille de manière continue. À ce jour, 36 dossiers ont été déposés via la plateforme numérique dédiée.
Plusieurs agréments ont déjà été accordés pour la fabrication de différents types de véhicules : voitures particulières, utilitaires légers, motos, camions, bus, tracteurs agricoles et remorques. Le ministre a annoncé que d’autres marques seront agréées prochainement, conformément au cahier des charges et à la réglementation en vigueur.
Perspectives pour le secteur automobile algérien
Ces déclarations du ministre de l’Industrie s’inscrivent dans une stratégie visant à développer le secteur automobile national tout en assurant l’approvisionnement du marché à court terme. L’objectif est de réduire progressivement la dépendance aux importations en favorisant une production locale intégrée.
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Les consommateurs et professionnels du secteur resteront attentifs aux prochaines annonces concernant les importations de véhicules et le développement de l’industrie automobile locale.

