Le président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, accuse formellement la Russie d’être à l’origine d’une campagne de désinformation visant la boxeuse algérienne Imane Khelif. Cette controverse, qui s’est intensifiée depuis la qualification olympique de l’athlète aux JO de Paris 2024, prend désormais une dimension géopolitique majeure.
Une campagne de désinformation orchestrée depuis Moscou
Dans une déclaration retentissante, Thomas Bach a pointé du doigt la responsabilité de la Russie dans la polémique entourant Imane Khelif. Les accusations concernant l’éligibilité de la boxeuse algérienne seraient, selon lui, le fruit d’une stratégie de manipulation médiatique orchestrée depuis Moscou.
Le soutien ferme du CIO face aux attaques
Le président du CIO a fermement défendu la légitimité de la participation d’Imane Khelif aux Jeux Olympiques. « Ces deux boxeuses sont nées femmes, elles ont grandi femmes et elles ont concouru comme des femmes« , a-t-il déclaré, faisant également référence à la Taïwanaise Lin Yu-ting, elle aussi victime d’accusations similaires.
Des tensions diplomatiques croissantes
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de relations internationales complexes. Alors que l’Algérie et la Russie maintiennent des liens commerciaux importants, notamment dans le domaine agricole, la position du CIO pourrait créer de nouvelles tensions diplomatiques.
Actions juridiques en cours
Face à ces attaques, Imane Khelif a engagé des poursuites judiciaires contre l’Association Internationale de Boxe (IBA). Cette démarche fait suite à son exclusion controversée des Mondiaux 2023, une décision qui avait déjà suscité de vives réactions dans le monde sportif.
Le soutien international s’organise
De nombreuses voix s’élèvent pour soutenir la boxeuse algérienne, notamment après son combat controversé contre Angela Carini aux JO. Les instances sportives internationales, à l’exception de l’IBA, se rangent majoritairement derrière la position du CIO, condamnant cette campagne de désinformation.

